Jean-Marie de La Mennais
Né le 8 septembre 1780 à Saint-Malo, Jean-Marie de La Mennais sort d'une lignée de négociants et d'armateurs. Et il grandit pendant une époque fort mouvementée. Tout jeune, il affronte les dangers de la Terreur. Il apporte son aide aux prêtres réfractaires, et c’est ainsi que débute son apostolat. Très vite, il s’oriente vers le sacerdoce.
Il est ordonné prêtre en 1804. Et de 1804 à 1812, il est à la fois vicaire à Saint-Malo, prédicateur dans la région, et professeur au séminaire qu’il avait contribué à relever après la Révolution. Soucieux de la situation religieuse de la France après la Révolution, il travaille avec son frère Félicité à des ouvrages de réflexion et de combat au service de l’Église.
En 1814, il devient secrétaire de l’évêque de Saint-Brieuc. Et à la mort de celui-ci, il devient vicaire général du diocèse, et assume la charge du diocèse de 1815 à 1819. C’est pendant cette période qu’il fonde deux congrégations qui ont pour mission d’assurer l’instruction des enfants du peuple. C’est d’abord l’Institut des Filles de la Providence de Saint-Brieuc.
Puis en collaboration avec le curé d’Auray, l’Abbé Gabriel Deshayes, il fonde la nouvelle congrégation de Frères le 6 Juin 1819. En Septembre 1820, 42 Frères et novices des deux fondateurs se réunissent à Auray pour la retraite. Ils reçoivent un nom: «Frères de l’Instruction Chrétienne», une devise: «Dieu Seul», et une Règle provisoire.
Après une période de responsabilités nationales, puis de détérioration de ses relations avec son frère Félicité dont les idées sont condamnées par le pape, il s’établit vers 1830 à Ploërmel, et s’occupe du rayonnement de son Institut, tant en France qu’en outre-mer. Ce sera pour lui l'occasion de batailles et de soucis épuisants et permanents. Usépar les travaux, les épreuves, la maladie, conséquence de ses voyages, Jean-Marie de la Mennais meurt le 26 décembre 1860.
A la mort de son fondateur, l'Institut des Frères de Ploërmel, à lui seul, compte 950 Frères, 350 écoles, 50 000 élèves. A la même date, 150 de ses religieux sont dispersés à la Guadeloupe, à la Martinique, au Sénégal, à la Guyane, à St-Pierre et Miquelon, à Tahiti. Ils instruisent outre-mer 6000 enfants et catéchisent 40000 adultes. Ils ont les audaces de leur fondateur, admettent les enfants d'esclaves avec les autres écoliers, incorporent en toute égalité les gens de couleur à l'Institut en 1843 ! Aussi, à Fort-de-France, en 1848, les esclaves portent un Frère en triomphe le jour de leur libération!
Jean-Marie de La Mennais et l’enseignement technique
Pendant 40 ans, le fondateur de la Congrégation des Frères de Ploërmel a tout mis en œuvre pour sauvegarder l’existence et les droits de l’École chrétienne, et pour développer un modèle d’enseignement qui favorisât la nécessaire instruction générale et technique de tous: «De même que le fils de l’ouvrier doit apprendre les notions qui lui sont indispensables pendant son apprentissage, de même le fils de l’agriculteur doit être initié de bonne heure à la culture du sol» écrivait-il en 1833. Cette intuition du départ se maintient aujourd’hui. Elle connaît le même type de difficultés. Elle est servie par un même courage et une même volonté de servir l’homme et le chrétien. C’est la finalité du Lycée Marcel Callo pour la génération actuelle.
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