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L'histoire de Marcel Callo


Marcel Callo est né le 6 décembre 1921 à Rennes. A 12 ans, il entre en apprentissage comme typographe.

Puis il entre chez les scouts qu'il quitte, un peu à contrecœur, pour entrer à la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) en 1935. Il devient président de la section.

En 1943, Marcel se voit réquisitionné pour le STO (Service du Travail Obligatoire): malgré son déchirement (il vient de se fiancer), il accepte de partir, d'une part pour éviter des représailles sur sa famille, d'autre part dans une perspective missionnaire.

Envoyé à Zella-Melhis, surmontant une période de détresse, il organise peu à peu clandestinement la vie chrétienne du groupe. Ses activités le trahissent et il est arrêté le 19 avril 1944 parce que "trop catholique".

Transféré à la prison de Gotha avec les principaux dirigeants jocistes de Thuringe, il est envoyé successivement aux camps de concentration de Flossenburg et de Mauthausen où il partage les effroyables souffrances de tous les déportés. Souffrant terriblement de l'estomac, il meurt d'épuisement le 19 mars 1945, assisté par un camarade bouleversé devant son attitude digne et pleine d'espérance.

Il est béatifié à Rome le 4 octobre 1987.


Marcel Callo et son nom pour notre Lycée

C’est en 1968 que notre établissement s’est appelé "École Technique Marcel Callo". Ce choix avait plusieurs raisons: sa famille était originaire du Pays de Redon, et Marcel avait fait un choix similaire à celui des élèves qui viennent dans notre lycée: le choix d’une formation technique. D’autre part, il avait manifesté beaucoup de perfection personnelle et professionnelle dans son travail de salarié. Et de plus et surtout, même s’il n’a pas été le seul à agir avec vaillance, courage et foi pendant la période des internements en camps de concentration, Marcel Callo a été considéré par ses collègues d‘infortune comme un exemple de comportement humain et chrétien. Notre mission est d’emmener les élèves vers ce modèle de comportement, et nous avons la même volonté que Marcel Callo de servir l’homme et le chrétien. C’est la finalité du Lycée Marcel Callo.

Marcel Callo

Jean-Marie de La Mennais


Né le 8 septembre 1780 à Saint-Malo, Jean-Marie de La Mennais sort d'une lignée de négociants et d'armateurs. Et il grandit pendant une époque fort mouvementée. Tout jeune, il affronte les dangers de la Terreur. Il apporte son aide aux prêtres réfractaires, et c’est ainsi que débute son apostolat. Très vite, il s’oriente vers le sacerdoce.

Il est ordonné prêtre en 1804. Et de 1804 à 1812, il est à la fois vicaire à Saint-Malo, prédicateur dans la région, et professeur au séminaire qu’il avait contribué à relever après la Révolution. Soucieux de la situation religieuse de la France après la Révolution, il travaille avec son frère Félicité à des ouvrages de réflexion et de combat au service de l’Église.

En 1814, il devient secrétaire de l’évêque de Saint-Brieuc. Et à la mort de celui-ci, il devient vicaire général du diocèse, et assume la charge du diocèse de 1815 à 1819. C’est pendant cette période qu’il fonde deux congrégations qui ont pour mission d’assurer l’instruction des enfants du peuple. C’est d’abord l’Institut des Filles de la Providence de Saint-Brieuc.

Puis en collaboration avec le curé d’Auray, l’Abbé Gabriel Deshayes, il fonde la nouvelle congrégation de Frères le 6 Juin 1819. En Septembre 1820, 42 Frères et novices des deux fondateurs se réunissent à Auray pour la retraite. Ils reçoivent un nom: «Frères de l’Instruction Chrétienne», une devise: «Dieu Seul», et une Règle provisoire.

Après une période de responsabilités nationales, puis de détérioration de ses relations avec son frère Félicité dont les idées sont condamnées par le pape, il s’établit vers 1830 à Ploërmel, et s’occupe du rayonnement de son Institut, tant en France qu’en outre-mer. Ce sera pour lui l'occasion de batailles et de soucis épuisants et permanents. Usépar les travaux, les épreuves, la maladie, conséquence de ses voyages, Jean-Marie de la Mennais meurt le 26 décembre 1860.

A la mort de son fondateur, l'Institut des Frères de Ploërmel, à lui seul, compte 950 Frères, 350 écoles, 50 000 élèves. A la même date, 150 de ses religieux sont dispersés à la Guadeloupe, à la Martinique, au Sénégal, à la Guyane, à St-Pierre et Miquelon, à Tahiti. Ils instruisent outre-mer 6000 enfants et catéchisent 40000 adultes. Ils ont les audaces de leur fondateur, admettent les enfants d'esclaves avec les autres écoliers, incorporent en toute égalité les gens de couleur à l'Institut en 1843 ! Aussi, à Fort-de-France, en 1848, les esclaves portent un Frère en triomphe le jour de leur libération!

Jean-Marie de La Mennais et l’enseignement technique

Pendant 40 ans, le fondateur de la Congrégation des Frères de Ploërmel a tout mis en œuvre pour sauvegarder l’existence et les droits de l’École chrétienne, et pour développer un modèle d’enseignement qui favorisât la nécessaire instruction générale et technique de tous: «De même que le fils de l’ouvrier doit apprendre les notions qui lui sont indispensables pendant son apprentissage, de même le fils de l’agriculteur doit être initié de bonne heure à la culture du sol» écrivait-il en 1833. Cette intuition du départ se maintient aujourd’hui. Elle connaît le même type de difficultés. Elle est servie par un même courage et une même volonté de servir l’homme et le chrétien. C’est la finalité du Lycée Marcel Callo pour la génération actuelle.


Jean-Marie de la Mennais

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