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Vue aérienne du Lycée (juillet 2010)
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Ordonné prêtre en 1804, il assume diverses fonctions à Saint-Malo, et Saint-Brieuc. Lors de ses fréquents déplacements à travers la Bretagne, il constate la misère et l’ignorance de très nombreux enfants, suite à la révolution et aux guerres de Napoléon. Pour donner une instruction aux enfants des campagnes, et aussi pour leur faire connaître Jésus-Christ et son message, il s’associe avec le curé d’Auray, Gabriel Deshayes. Le 6 juin 1819 ils fondent les "Frères de l’Instruction Chrétienne" Au début, les Frères partent seuls dans les paroisses de campagne pour faire la classe dans des conditions souvent très difficiles. Jean-Marie de la Mennais les réunit régulièrement pour les encourager et les former. C’est dans cet objectif qu’il fait construire en 1824 la "maison–mère" à Ploërmel. En 1837, il répond positivement à la demande du gouvernement français d’ ouvrir des écoles en Martinique, où l’esclavage n’est pas encore aboli et où les Frères se font les défenseurs des Noirs. Puis ce sera en Guadeloupe, au Sénégal, en Guyane, à Saint-Pierre et Miquelon, à Tahiti. En permanence, il rencontre et forme les Frères pour qu’ils soient à la fois compétents et au service des plus pauvres. Il consacre toute son énergie à ouvrir de nouvelles écoles, réagir contre ceux qui ne veulent pas d’écoles chrétiennes, rédiger des ouvrages. Pour cela, il voyage beaucoup, à Paris et à travers la Bretagne. Lorsqu’il meurt, le 26 décembre 1860, l’Institut des Frères de l’Instruction Chrétienne compte 950 Frères, dont 150 outre-mer. Ils scolarisent au total 56 000 enfants,dont 6000 outre-mer. "C’est une grande pitié de voir jusqu’à quel point aujourd’hui on méprise l’homme ! L’instinct du matérialisme se remarque partout, dans l’éducation comme dans la philosophie, dans les mœurs comme dans les lois. On considère l’homme seulement comme un être physique et non comme un être intelligent, immortel, qui doit, en passant sur la terre, se préparer à entrer dans l’éternelle société de Dieu-même, dont il est l’image." Cet extrait de son livre : " De l’enseignement mutuel" (1819), illustre ce qui a motivé Jean-Marie de la Mennais tout au long de son existence. |
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C’est à la rentrée de septembre 1968 que le lycée a pris le nom de "Marcel Callo". Le frères de Ploërmel ont choisi son nom pour trois raisons : - C’était un jeune de la région, né à Rennes de parents originaires de Saint-Vincent sur Oust et de Peillac (56). - Il a exercé un métier technique : apprenti puis ouvrier typographe. - Il a mis en pratique sa foi chrétienne dans la vie courante et il est allé jusqu’au bout de ses convictions. Marcel Callo a été considéré comme un exemple de comportement humain et chrétien et c’est notre mission d’emmener les jeunes vers ce modèle de comportement. Marcel Callo était le deuxième d’une fratrie de neuf fils et filles. Son enfance dans une famille catholique ressemble à beaucoup d’autres de l’époque : école jusqu’à 12 ans, jeux dans la rue, prière en famille le soir , … En 1933, il obtient son Certificat d’Etudes Primaires en candidat libre ; son instituteur n’avait pas voulu le présenter car il ne travaillait pas assez bien en classe. Il était têtu, il aimait s’amuser et avait un tempérament de meneur. Il fut scout plusieurs années et appréciait la vie de groupe et de plein air. En octobre 1934, il entre à l’imprimerie provinciale de l’Ouest. Les apprentis de l’époque subissaient souvent des brimades de la part des ouvriers. Il ne supportait pas les moqueries à propos de la religion, les histoires ou conversations grossières, ni qu’on humilie les plus jeunes. Cela lui causa des problèmes car il se rebiffait facilement, mais il devint vite très compétent dans son métier et gagna ainsi le respect des autres. En 1935, il entre à la JOC : Jeunesse Ouvrière Chrétienne. Les deux objectifs de la JOC étaient l’évangélisation ainsi que la promotion et la défense des ouvriers. Il va alors donner toute sa mesure de meneur et d’organisateur : il anime sa section avec enthousiasme, participe à des rassemblements nationaux. En 1939, c’est la guerre et l’Occupation. En 1942, à l’âge de 21 ans, il se fiance avec une jeune fille prénommée Marguerite. Le 8 mars 1943, sa sœur Madeleine meurt sous les bombardements de Rennes. La veille des obsèques, il reçoit sa convocation pour le STO (Service du Travail Obligatoire) en Allemagne. Malgré son déchirement, il accepte de partir, d'une part pour éviter des représailles sur sa famille, d'autre part dans une perspective missionnaire. Après 5 jours de voyage, il arrive au camp de Zella-Melhis, au nord de l’ Allemagne. Les deux premiers mois lui sont moralement très pénibles, puis il va reprendre en Allemagne son action d’animateur de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne : contact avec d’autres Jocistes ou séminaristes, constitution de groupes, animation de messe, formation spirituelle, réseaux de soutien, … Mais le 19 avril 1944, il est arrêté par la Gestapo avec dix autres chrétiens de son réseau : Jean Lecoq, Paul Beschet, Jean Tinturier, Roger Vallée, René Le Tonquèze, Henri Marranes, Camille Millet, Fernand Morin, Louis Pourtois, André Vallée Pendant six mois, ils sont à la prison de Gotha. Au bout de six mois d’interrogatoire et de torture, il reçoit, ainsi que ses amis, la condamnation suivante : « Par son action catholique auprès de ses camarades français pendant son service du travail obligatoire, s’est rendu nuisible au régime nazi et au salut du peuple allemand. » Il est alors dirigé vers le camp de Flossenburg où il arrive le 18 octobre 1944. Puis, le 24 octobre, c’est Mauthausen. Cinq mois de travaux forcés et de conditions de vie inhumaines. Quatre fois il est puni de 25 coups de matraque pour «sabotage». Le 19 mars 1945, il s’effondre, à bout de forces. Marcel Callo s’éteint à 2 heures du matin, sous les yeux de Albert Tibodo, un commandant du maquis interné avec lui. Le 4 octobre 1987, Jean-Paul II le proclame « Bienheureux » lors d’une célébration à Rome à laquelle participaient une soixantaine de jeunes et d’adultes du Lycée. C’était le premier jeune ouvrier à être honoré ainsi dans l’histoire de l’Eglise. |
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Le Lycée Marcel Callo - depuis 1964
Septembre 2010: Ouverture d'une plateforme technique pour les BTS Maintenance Industrielle et Electrotechnique. Septembre 2011: Rénovation et agrandissement des laboratoires de sciences physiques et chimiques.
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